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lundi 29 août 2016

Courses camarguaises


En ce mois d'août 2016, nous avons appris à connaître l'une des traditions locales de notre nouvelle région: la course camarguaise. C'est l'un des événements obligatoires dans toute fête votive du Gard, de l'Hérault, d'une partie des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. En la matière Lattes n'est pas en reste, puisque les fêtes s'y sont déroulées en fait sur 5 jours, avec chaque jour des courses camarguaises à 16 heures dans les arènes, juste à côté de notre villa.


La course camarguaise est un sport qui se déroule dans une arène, où des hommes habillés de blancs, les raseteurs, essaient d'attraper des attributs attachés aux cornes de taureaux (bien sûr noirs). Les raseteurs ont en main un crochet à quatre dents qui leur sert à couper et attraper ces attributs: une cocarde, deux glands (en fait des pompons) et deux ficelles. Ils peuvent être aidés par des tourneurs, qui n'ont pas de crochet et dont le rôle est de détourner l'attention du taureau. On reconnaît les tourneurs au fait que leur nom est écrit en rouge sur leur maillot, alors que les raseteurs ont leur nom marqué en noir.

Contrairement à la corrida, la course camarguaise est non violente et ne tue pas le taureau. On essaie d'ailleurs de ne pas non plus le blesser, et si parfois le sang coule un peu dans ces courses, c'est parce que le taureau s'est blessé lui-même en sautant trop violemment par-dessus les barrières, en chargeant les raseteurs. Les crochets eux-mêmes peuvent égratigner le taureau, mais c'est bénin car il a le cuir épais.

Les taureaux sont d'ailleurs les vrais héros des courses camarguaises. Ils peuvent recevoir des prix s'ils arrivent à rentrer au bout du temps imparti (en principe 15 minutes) au toril en ayant gardé certains de leurs attributs, et les plus vaillants deviennent des stars qui auront leur nom en tête d'affiche pour les prochaines courses. Certains taureaux emblématiques ont même leur statue  dans les villages où ils ont vécu.


Il faut cependant ici rétablir une vérité: les taureaux qui participent aux courses camarguaises, et qu'on appelle des taureaux cocardiers car ils portent la cocarde, ne sont en général pas des taureaux. Ils ont été castrés à l'âge de un an, et ce sont donc en réalité des bœufs. Rien à voir cependant avec les bœufs de labour. Ils restent noirs, vifs et assez agressifs comme des taureaux. Par exception, certaines courses se font avec des étalons. C'est en général des taureaux jeunes qui n'ont pas encore couru et dont on teste l'aptitude à participer aux courses camarguaises. Nous en avons vu à Mauguio, et cela donne une course assez particulière: les taureaux inexpérimentés ont souvent perdu rapidement tous leurs attributs (pas de mauvais esprit svp) , et le plus dur pour les raseteurs et les manadiers était alors de les faire rentrer au toril. En général, il fallait faire venir un autre taureau habitué à rentrer qui lui donnait l'exemple, et quand ce deuxième taureau n'a pas voulu rentrer non plus, un troisième est arrivé à la rescousse pour former troupeau et rentrer ensemble.


Pour être complet sur le chapitre des taureaux de Camargue, signalons qu'une manade de taureaux et de chevaux est implantée sur la commune de Lattes. C'est la manade Robert Michel qui se trouve au domaine de Fangouse, et dont on voit très bien les taureaux et chevaux paître lorsqu'on circule en vélo sur la route de Pérols. Son site internet me laisse cependant une légère perplexité, puisque sur le même site il explique que la vocation des taureaux est de perpétrer (sic) la tradition Camargue, et aussi qu'il vend de la viande de taureau sous forme de colis de 5 ou 10 kg pour faire du rumsteack ou de la gardianne.

Il faut savoir que la viande des taureaux de Camargue est très appréciée, et bénéficie d'ailleurs d'une Appellation d'Origine Protégée.


Pour ce qui est des raseteurs, après une formation à l'école des raseteurs durant deux ans et une sélection qui semble rigoureuse, ils participent à des trophées, comme le trophée de l'Avenir pour les moins de 25 ans, le trophée des Raseteurs pour les raseteurs plus confirmés, ou le trophée des As pour les champions. A Lattes cet été, les courses camarguaises comptaient pour un trophée Paul Andrieu. On peut noter que les raseteurs sont toujours classés entre droitiers et gauchers et qu'une course bien organisée semble essayer de trouver un équilibre entre ces deux catégories.



La course camarguaise est en principe organisée par un club taurin. A Lattes sont recensés deux clubs taurins: Le Club taurin Lou Méjan-Labomace et le club taurin Lou Tau. C'est ce dernier qui a organisé toutes les manifestations taurines des fêtes de Lattes en ce mois d'août 2016. Les organisateurs paient la prestation des taureaux fournis par des manades, souvent six manades différentes procurent chacune un taureau pour une même course.  Les organisateurs offrent aussi une petite prime aux raseteurs pour chaque attribut attrapé. Mais cette prime augmente au fur et à mesure que la course se déroule grâce à des sponsors qui ajoutent chaque fois deux euros. La course est ainsi rythmée par les interventions toutes les 30 secondes du directeur de la course qui annonce que la blanchisserie machin offre deux euros de plus ( deu-z-euros de plu-euh, avé l'assent), ou que le conseiller général du canton porte la prime à 40 euros ( quand elle était auparavant à 38). Habituellement le club taurin se rémunère en faisant payer l'entrée. Nous avons ainsi assisté à des courses camarguaises dans les Arènes de Mauguio où l'entrée  coûtait huit euros. Mais remarquablement à Lattes, les 5 courses de la semaine passée étaient toutes gratuites. C'est sans doute la municipalité qui a pris en charge l'essentiel des frais, comme elle nous a offert l'apéritif ce dimanche midi.


Les courses camarguaises sont régies par une fédération française des courses camarguaises. Même si ce sport ne concerne que 4 départements, c'est une fédération nationale. Après tout, la pétanque a aussi sa fédération nationale. Elle édite une réglementation abondante et détaillée qui comprend par exemple même un chapitre sur les contrôles anti-dopage. Il ne dit pas si c'est les raseteurs ou les taureaux qui y sont soumis. Notons quand même une fois de plus que cette Fédération a connu début 2016 une grave crise qui la menaçait tout simplement de disparition: Selon France Bleu, après des années de mauvaise gestion, la Fédération connaissait un déficit de plus de 130.000 € et a déposé son bilan, ce qui aurait pu être fatal à tout ce sport. Une nouvelle équipe a cependant repris les rênes de la fédération au printemps dernier.


Plutôt que d'étudier toute les vicissitudes de la fédération et les arcanes de sa règlementation, ce qu'il est intéressant de connaître pour l'aficionado c'est tout le cérémonial qui entoure les courses.


D'abord l'arrivée des taureaux vers les Arènes est l'Abrivado. Les taureaux encadrés par des gardians sur des chevaux camarguais peuvent parcourir plusieurs centaines de mètres dans les rues de la ville, où des barrières de protection ont été disposées. Nous avions de telles barrières directement contre le mur de notre villa, et avons bénéficié aussi pendant 5 jours des odeurs de crottes de cheval déposées devant elles.

Les courses commencent par une présentation des raseteurs et un salut à la présidence sur l'air d'ouverture de Carmen. Ensuite un taureau est introduit dans l'arène vide sur un air de fanfare appelé L'èr di biòu, une sorte d'appel de clairon pour le rassemblement. Le taureau reste une minute seul sur la piste pour y prendre ses repères, puis le même air retentit à nouveau pour lancer la course avec l'arrivée des raseteurs. Chaque prise d'attribut est saluée par un air de fanfare, et elle retentit à nouveau au bout de 15 minutes pour marquer la fin du "raset".


A la fin de toutes les courses, ou éventuellement des remises de prix aussi bien aux raseteurs qu'aux taureaux, se déroule le Bandido, qui est l'inverse de l'Abrigado, c'est-à-dire les taureaux repartent de l'arène encadrés par des gardians à cheval. En l'occurrence, des camions étaient stationnés devant notre porte, et les taureaux y rentraient après avoir fait un parcours dans la ville de Lattes.


Lors des fêtes de Lattes, qui comportaient de nombreuses autres animations y compris une messe en provençal ou un défilé en costumes anciens, chaque événement et donc aussi les courses camarguaises ont été conclues par l'hymne provençal La Coupo Sancto, repris par toute l'assemblée.



jeudi 4 août 2016

Nîmes romain


En été nous accueillons volontiers des visiteurs. L'un d'entre eux, venu des USA avec sa famille, souhaitait profiter de son séjour en France pour voir des ruines romaines. Il est vrai que l'empire romain ne s'est pas étendu au-delà de l'Atlantique.


Nous avons certes un musée archéologique à Lattes où l'on peut voir quelque pièces d'époque romaine, notamment cinq bornes milliaires de la fameuse via Domitia. Mais pour ne pas décevoir l'attente de notre invité, nous avons  décidé d'aller à Nîmes pour visiter des restes antiques plus conséquents.

Nîmes, alors appelée Nemausus, était un centre romain important dans la Gaule du 1er siècle avant JC et a conservé plusieurs monuments romains souvent dans un état assez exceptionnel. L'office du tourisme de Nîmes en recommande sept, et notre objectif, pour faire simplement une excursion de quelques heures, a donc été de visiter les deux plus importants: l'amphithéâtre (appelé maintenant Les Arènes) et la Maison Carrée.


Nîmes n'est qu'à environ 50 km de Montpellier reliée directement par l'autoroute A9. Il y a certes un péage, mais limité à 3,10 € pour l'aller et 3 € pour le retour, ce qui revient finalement moins cher que le stationnement là-bas (6,40 € pour  3 heures). On compte en général 30 mn pour faire le trajet, mais l'expérience montre qu'en été il y a beaucoup de ralentissements au niveau de Montpellier comme de Nîmes, si bien qu'il nous a fallu presque une heure pour chaque trajet.


On trouve assez facilement le parking souterrain des Arènes (payant) qui est bien indiqué quand on se dirige vers le centre-ville. On peut y laisser la voiture et ensuite faire tout à pied, le centre historique que nous voulions visiter se concentrant en fait entre Les Arènes et la Maison Carrée.  Quand on  sort du parking sur l'Esplanade Charles de Gaulle, on ne peut pas manquer l'amphithéâtre qui nous fait face.

L'entrée est payante assez cher, 10 €, mais il est recommandé de prendre le Pass à 12 € si on veut aussi aller voir la Maison Carrée, car le ticket séparé pour celle-ci coûterait 6 €. Comme nous étions avec deux jeunes filles de moins de 17 ans, nous avons au moins bénéficié d'un tarif famille où le 2ème enfant ne paie rien.

Pour ce prix, chaque visiteur de l'amphithéâtre reçoit un audioguide (dont on peut choisir la langue). Comme souvent, la visite avec un audioguide est un peu décousue, car on se trompe régulièrement en voulant suivre la succession des numéros, et il y a aussi un certain nombre de commentaires généraux qui peuvent s'écouter indépendamment de l'endroit précis où l'on se situe. En l'occurrence ici l'amphithéâtre ne présente que deux ou trois vues très différentes: l'une à l'intérieur quand on est sur les gradins, une seconde dans les galeries supérieures et la troisième dans les galeries inférieures.


Certes le monument vaut vraiment la peine d'être visité, car c'est sans doute l'un des mieux conservés et les plus élaborés de l'époque. Il est tellement peu en ruines, qu'il sert encore régulièrement de salle de spectacles.

D'ailleurs le jour où nous l'avons visité, il était rempli de gradins et de structures scéniques pour un concert de Francis Cabrel qui devait avoir lieu le soir-même. Tous ces amplis et projecteurs gâchaient un peu l'ambiance antique de la visite. En outre les Arènes fermaient ce jour-là à 15 heures pour pouvoir préparer le spectacle du soir. Il sera donc prudent de se renseigner la prochaine fois pour avoir de bonnes conditions de visite et éviter les jours de spectacles.


Pour que la visite ne soit pas trop brève, l'une des galeries comporte de nombreux panneaux assez intéressants expliquant ce qu'étaient les différents gladiateurs et comment étaient organisés les jeux du cirque. Dans une salle du niveau bas, on trouve d'ailleurs le vestiaire des gladiateurs, une sorte de reconstitution du lieu où ceux-ci se préparaient au combat et s'armaient.


Une autre alcove est consacrée à la corrida, ce qui est aussi encore une fonction importante de ces Arènes, mais seulement depuis le milieu du XIXème siècle, puisque Nîmes, avec sa fameuse feria de la Pentecôte, est l'un des principaux lieux en France où on peut voir des corridas traditionnelles et de haut niveau, tant pour les toreros que pour les taureaux.


A la fin de la visite, nous avions faim et convenu de nous diriger vers la Maison Carrée, en s'arrêtant en cours de route pour manger quelque chose. Nous avons cependant fait une grossière erreur: celle de prendre par le boulevard Victor Hugo, au lieu de nous enfoncer dans les ruelles de la vieille ville où il y a beaucoup de petits troquets sympa. Sur le boulevard il n'y avait que des boui-bouis assez bas de gamme, ou des brasseries très tristounettes. Le plus avenant dans cette misère nous a paru être un fast-food de kebab, c'est dire. Malheureusement la cuisine servie dans ce kebab était aussi très bas de gamme et insipide.


Ce n'est qu'après cette mauvaise expérience que je me suis souvenu d'une visite l'an passé à la cathédrale de Nîmes (où j'ai eu un cours d'orgue !), et d'une magnifique pizzeria, la Piazzetta,  qui se trouve juste à côté de la cathédrale et où j'avais sans doute mangé l'une des meilleures pizzas de ma vie. Quel dommage de ne pas y avoir pensé plus tôt, cela aurait sûrement été un meilleur souvenir gastronomique pour ma famille américaine que notre minable kebab.


Après le repas, nous sommes allés voir la Maison Carrée. Vue de l'extérieur c'est aussi un bâtiment magnifique et dans un état de conservation superbe, même si c'est grâce à de multiples travaux de rénovation au cours du temps.

Pour ne pas rester idiot, il faut citer cette remarque qui figure dans tous les guides et dépliants touristiques: La Maison Carrée n'est pas du tout carrée, mais rectangulaire. Seulement au XVIème siècle quand le bâtiment a pris son appellation, toute figure avec 4 côtés était appelée un carré, même si les quatre côtés n'étaient pas égaux.


D'ailleurs ce n'est pas non plus une maison, car c'était à l'origine un temple romain dédié à Auguste et à ses descendants.


La place où il se trouve a été récemment réaménagée par l'architecte anglais Norman Foster qui y a construit le Carré d'Art qui doit abriter un musée d'art contemporain.


Nous avons cependant été déçus de ne rien voir à l'intérieur. En guise de visite, on est assis (pas très confortablement) dans une salle de cinéma obscure où l'on voit un film de 20 mn sur les origines de Nîmes. Ceux qui paient six euros pour voir cela doivent être plus que déçus, même si le film en lui-même est bien fait.



Avec  l'amphithéâtre encombré pour un concert, un mauvais déjeuner, une déception à la Maison carrée, même un peu de pluie pendant nos visites, et les embouteillages au retour, cela aurait pu être une très mauvaise journée. En fait non. Nous en gardons malgré tout le souvenir d'une visite intéressante au cœur de l'été, preuve sans doute que malgré tout cela Nîmes est une très belle ville, agréable à visiter, avec des monuments de toute première qualité, et peut-être aussi parce qu'avant de repartir nous avons mangé de très bonnes glaces au Mogador Café, devant un alligator dans une fontaine.



mardi 7 juin 2016

La ruée des Fadas


A Lattes, l'événement populaire de ce début juin 2016 a été la "ruée des Fadas".


C'est une course de 12 km avec une cinquantaine d'obstacles à franchir, ce qui la fait ressembler davantage à un parcours du combattant qu'à un gentil footing. Et pour corser le tout, car sinon il n'y aurait pas grand chose de fada dans cette ruée, il faut la faire déguisé de la manière la plus loufoque possible. Pour ses promoteurs, c'est donc une grande course d'aventure, un peu comme si chacun avait la possibilité de vivre Koh-Lanta!


Ce samedi 4 juin se tenait la 3ème édition lattoise de cette course. J'avais compris assez vite que c'était une initiative privée et non lancée par les pouvoirs publics, même si bien sûr une telle course ne peut pas s'imaginer sans un minimum de soutien de la municipalité. D'ailleurs on voit sur leur site internet que cette organisation commerciale  reproduit le concept de la ruée des fadas, importé semble-t-il des Etats-Unis, dans différentes villes de France où le même projet tourne. Mais quand j'ai vu le tarif de l'inscription affiché à 55€ par personne, j'ai eu un doute. Qui est-ce qui pouvait bien payer 55€ pour participer à cette ruée, sachant qu'en plus il faut venir avec un certificat médical, ce qui peut occasionner des frais supplémentaires, et se payer un déguisement ?


Eh bien dès 7 h 30 du matin, c'était la grande foule dans les arènes de Lattes et sur le stade qui lui fait face. Et cela n'a pas cessé jusqu'au milieu de l'après-midi. Les participants étaient au nombre de 6.000 selon les organisateurs, et s'élançaient dans cette course par vagues de 250 tous les quarts d'heure depuis 9 h du matin. Certains participants courent avec leur chien, et on appréciera la sollicitude des organisateurs qui les font partir avec la première vague pour que nos amis canins ne souffrent pas trop de la chaleur. Quant à nos amis à 2 pattes, vous me direz qu'ils se sont inscrits pour souffrir...


Ambiance garantie par des orchestres, fanfares, podiums d'animateurs et même un zizi mécanique qu'on peut chevaucher au milieu du stade (sic). Des sponsors proposent toutes sortes de stands avec des tombolas etc...


Nous n'avons pas suivi tout le parcours de la course, mais avons donc vu le départ des arènes, l'arrivée dans le stade avec une piscine de mousse et divers obstacles à escalader et descendre par des équipes épuisées.


Nous sommes aussi allés faire un tour à Port Ariane où nous avons vu des coureurs rajouter une épreuve non prévue: ils sautaient dans l'eau du port à partir d'un petit pont, avec pour les plus acrobatiques un saut périlleux! Chapeau pour ceux qui avaient encore l'énergie de faire cela après 10 km de courses d'obstacles sous le soleil, même si leur objectif était probablement de se rafraîchir.


Au total, on peut témoigner qu'il y avait une sacrée ambiance, une motivation chez les participants et une bonne humeur générale, comme on peut le voir sur les images du Midi Libre


Dans une interview à Midi Libre Jeff Collet, l'un des organisateurs, explique que la course se fait essentiellement par équipes, en moyenne de 5 personnes, soit des équipes familiales, soit des collègues de travail ou d'associations, d'où la bonne ambiance. Seuls les participants dits "Elite" de la première vague sont chronométrés, les autres n'ont pas pour objectif d'autre performance que de finir le parcours ensemble avec toute l'équipe. Toutes les équipes  reçoivent d'ailleurs le même prix. C'est donc plus une manifestation de défoulement collectif qu'une vraie épreuve sportive, et sur ce plan là cela semble plutôt réussi.


La seule ombre au tableau reste donc cet aspect commercial. Certes nous avons appris que le tarif de 55€ ne s’applique qu'aux inscriptions tardives (celles du mois de mai) et que si on s'inscrit suffisamment à l'avance on ne paie que 30€. On peut aussi comprendre que monter 50 obstacles et accueillir 6.000 participants représente un budget conséquent, d'environ 120.000 € selon Jeff Collet. Mais à Paris ou Puteaux, ou même pour la course Montpellier Reine, les courses populaires étaient le plus souvent organisées au profit d’œuvres caritatives, et même dans ce cas l'inscription dépassait rarement 10€.

C'est peut-être pour aller au-devant de ce scrupule, que l'organisateur interviewé explique qu'une partie des bénéfices sera reversée à l'association Action de Lattes, qui gère localement une banque alimentaire, mais sans annoncer quelle partie !


Quant à la ruée des Fadas de 2017 à Lattes, sa date n'est pas encore  fixée, mais les inscriptions sont déjà ouvertes sur internet, et le tarif sera encore 10% plus cher! : 34 € minimum si on s'inscrit avant la fin 2016, et ensuite un tarif croissant jusqu'à 60€ si on s'inscrit après le 1er mai 2017. Avis aux amateurs.