jeudi 3 mars 2016

Décoration

Nous avons acheté notre villa de Lattes fin octobre. Elle date de 1974 mais avait été agrandie et rénovée en 2004 par les propriétaires précédents, qui avaient en outre fait une sorte de "home staging" en 2014 avant de la mettre en vente. Elle semblait donc en très bon état, et quand nous l'avons achetée nous comptions faire très peu de travaux. Au départ nous pensions seulement refaire la peinture intérieure, et motoriser les stores et les volets.


En fait nous avons fait pour environ 30.000 € de travaux de toutes sortes: peinture intérieure et extérieure, réaménagement de la cuisine, électricité, révision du chauffage et de l'eau chaude sanitaire, volets et stores, y compris des achats de mobilier de décoration.


Bien que j'aie choisi moi-même les entreprises qui ont travaillé pour nous, essentiellement à partir de sites internet, et après avoir mis en concurrence 2 ou 3 devis, ce qui nous a beaucoup aidé c'est de recourir à une décoratrice. Comme nous avons apprécié ses conseils, il est donc légitime que je lui fasse un peu de publicité sur mon blog.


La décoratrice à laquelle nous avons eu recours s'appelle Karine Agonayan et elle a créé une entreprise appelée L'Heure déco. Sur son site, nous avons choisi la prestation la plus basique: Le Conseil déco, notamment parce que je pensais au départ faire des travaux très simples et que j'avais déjà choisi les entreprises. Pour 225€, elle se déplace sur les lieux du projet et consacre quatre heures (environ) à vous conseiller. En fait, elle est revenue une seconde fois au cours des travaux pour une durée plus courte, et pour une rémunération complémentaire de 120 €.

Pour ce prix là, elle nous a recommandé plusieurs choses qu'on aurait eu du mal à décider sans recours à un professionnel.

D'abord l'aménagement du séjour: nous avions une pièce de séjour assez grande (un peu moins de 40 m²), mais avec la particularité que toutes les chambres et la cuisine débouchent dedans sans aucun couloir, et nous voulions y créer 3 espaces distincts: un coin salon avec télé, un coin salle à manger et aussi un coin pour le piano à queue. Avant notre rendez-vous, je lui ai envoyé par e-mail le plan du séjour et les photos de nos meubles. A partir de là elle nous a fait un schéma d'aménagement qui nous a tout de suite convaincu.


Ce schéma supposait d'ailleurs que le coin salon soit structuré autour d'une bibliothèque que nous n'avions pas. Elle nous a recommandé de la commander sur mesure dans un magasin de décoration appelé L'Esprit Contemporain (parfois aussi sous son ancien nom L'Entrepôt Contemporain). Là, effectivement Ghislaine Binelli nous a dessiné en fonction de nos besoins et de notre espace une bibliothèque de qualité, qu'elle a fait fabriquer en Italie. A part un délai de livraison plus long que prévu, elle est très fonctionnelle et du plus bel effet dans notre salon.


Ensuite Karine Anagoyan nous a conseillé pour le choix des couleurs. Le séjour était marqué par la présence de deux murs de couleur rouge vif (rouge pompier ou rouge Ferrari), qui déséquilibraient la pièce par rapport à la lumière. D'ailleurs  le séjour était très mal éclairé. Elle nous a donc recommandé des peintures extraites du catalogue Farrow & Ball, avec une distribution de ces peintures sur les pièces qui tient compte de l'ensoleillement naturel. Nous avons opté pour du blanc ivoire appelé All White n°2005, un ocre appelé Ointment Pink n°21, qui a depuis disparu du nuancier Farrow & Ball, et une couleur beige/taupe appelée London Stone n°6.


En fréquentant une décoratrice, puis divers magasins de décoration, nous avons découvert cette couleur "taupe", qui est maintenant universellement utilisée dans la décoration moderne. C'est une sorte de gris qui va avec tout, et qui n'engage à rien, tout en donnant une impression contemporaine. Je suis personnellement assez sceptique sur le goût contemporain pour ce genre de couleurs. J'avais souvent critiqué la mode du noir, blanc et gris chez les architectes, qui donne des espaces certes d'aspect contemporain, mais froids et sans dynamique. J'ai toujours trouvé que c'était une facilité pour architectes paresseux ou incompétents, car assortir harmonieusement des couleurs est un art difficile et encore plus si on veut les adapter à la lumière.


D'ailleurs maintenant, quand je vois un architecte entièrement habillé de noir, y compris la chemise et la cravate, comme c'est souvent de rigueur chez les architectes parisiens qui se veulent branchés, je me dis que c'est probablement quelqu'un qui ne saura pas travailler la couleur...








Karine Anagoyan, elle, a tenu compte de mon peu d'attrait pour le pur taupe, et a complété l'ocre avec cette couleur London Stone qui est entre le beige et le gris, ce qui est un peu plus chaleureux.


Pour améliorer l'éclairage du salon, elle nous a recommandé des appliques Philips, que l'on trouve à prix raisonnable chez Castorama, en nous suggérant de les poser à l'envers, ampoule vers le bas. Elles donnent un effet très design.


En outre, voyant notre lustre, elle nous a suggéré de l'équiper de petits abats-jours clipsables, que l'on trouve dans le magasin appelé "Du Bout du Monde". C'est un magasin de mobilier plutôt rustique ou même ethnique, souvent très massif. Mais en l'occurrence leurs petits abats-jours  donnent un éclairage plus concentré et intime à notre lustre au-dessus de la table de la salle à manger. Ils ne coûtent que 21€ pièce, mais il nous en a fallu quand même 8. La décoratrice est allée jusqu'à nous conseiller d'y mettre des ampoules éco-halogènes, à la place de nos tristes ampoules basse consommation, et de rabaisser l'ensemble du lustre, ce qui a apporté aussi un progrès évident.


Le conseil le plus difficile à suivre a concerné la couleur des menuiseries extérieures. Nous devions en effet remplacer les volets battants de notre chambre par des volets battants en aluminium, dotés d'une motorisation. Les fabricants de volets que nous avons consultés proposaient tous en standard une couleur gris anthracite, qui me fait d'ailleurs penser un  peu aussi à certaines variantes de taupe... Dans le nuancier RAL c 'est la teinte 7016. Notre décoratrice nous a recommandé quelques couleurs différentes, faisant valoir que ce gris anthracite, outre qu'il devenait banal à force de se multiplier partout, n'avait aucun caractère régional, et en outre donnait aux volets et portails un aspect trop industriel. J'ai été très motivé pour suivre cette recommandation, jusqu'à ce que les fabricants de volets nous informent que ne pas prendre une couleur standard entraînait un surcoût de 10 à 25%. Là nous avons quand même beaucoup hésité et nous sommes demandés si la petite différence de teinte valait ce prix. Mais en fin de compte, nous avons pu négocier le surcoût avec le fournisseur, et fini par opter pour une couleur gris-vert RAL 7009.


Avec quelques semaines de recul, je constate une nouvelle fois la justesse de l'adage que j'attribue (sans doute à tort) à ma Maman: payer cher ne fait mal qu'une fois, alors qu'avoir un produit médiocre fait mal longtemps. Nous sommes en effet très contents de notre couleur RAL 7009, et l'avons d'ailleurs généralisée à tous les autres volets, porte de garage, portillon, portail etc... quand nous les avons fait repeindre fin janvier.

En conclusion, pour un coût d'environ 1% seulement de nos travaux, le recours à une décoratrice a considérablement enrichi nos travaux de décoration, en lui donnant une touche très professionnelle que nous n'aurions jamais obtenue tous seuls.


dimanche 14 février 2016

Orgue

L'une de mes préoccupations en arrivant dans la région de Montpellier est de retrouver un orgue où je pourrai travailler des morceaux, et éventuellement un temple protestant  où je pourrai de temps en temps accompagner les cultes.


Plusieurs éléments favorables devaient faciliter mon insertion dans un nouveau contexte:

D'une part j'avais participé deux fois aux stages d'Orgues en Cévennes, et j'y avais rencontré des professeurs et des stagiaires venus du Languedoc-Roussillon et même directement de Montpellier. Citons deux personnalités aussi brillantes sur le plan musical que sympathiques sur le plan personnel:  Irène Randrianjanaka et Peter Weinmann.


D'autre part le pasteur de la paroisse où je jouais en région parisienne a informé son collègue de Montpellier de mon arrivée et lui a transmis en quelque sorte une recommandation à mon sujet. J'ai donc tout de suite eu des contacts faciles avec l'Eglise Protestante Unie de Montpellier et son Agglomération (EPUMA).

Si les responsables et membres de la paroisse ont tout de suite été très accueillants et m'ont invité à participer aux différentes activités, je suis cependant beaucoup plus perplexe sur les instruments sur lesquels je pourrai jouer.


Il faut préciser que l'EPUMA qui regroupe donc en une paroisse unique Montpellier et toute son agglomération, est divisée en 4 secteurs qui disposent chacun d'au moins un lieu de culte. Au total, il y a 4 pasteurs et 8 lieux de culte.

Lattes fait partie du secteur Mer et Vignes, qui dispose de deux lieux de culte - le troisième à Pignan semble être actuellement peu utilisé. On y alterne les offices chaque dimanche: soit à l'Eglise œcuménique de Saint André de Maurin, un village qui est aujourd'hui l'un des trois quartiers de Lattes, soit au temple de Cournonterral qui est plus loin à l'Ouest d'une vingtaine de km.

Mais dans ces deux cas, il n'y a pas d'orgue à tuyaux, et seulement un petit clavier électronique sans pédalier.

Le temple du centre ville de Montpellier, rue Maguelone, est un bâtiment imposant inscrit aux monuments historiques, placé juste à côté de la gare Saint Roch, et donc de la station de tramway du même nom où s'arrêtent les quatre lignes de tram de Montpellier. C'est donc très facile d'y aller par le tram 3 depuis Lattes-centre, directement, et en moins de 25 mn.






Ce temple dispose dans sa tribune au-dessus de la chaire d'un bel orgue dont on trouve une description ici, accompagnée aussi d'un historique assez complet.  Mais hélas, l'état de cet orgue est mauvais, au point qu'il ne semble plus possible de le rénover et qu'un projet de reconstruction est à l'étude. Tous les commentaires qui m'en ont été faits soulignent qu'il est très difficile d'en jouer. Certains considèrent cependant que c'est un orgue idéal pour les mauvais organistes, car les paroissiens ne sauront jamais si c'est l'organiste qui fait des fausses notes ou si c'est l'orgue qui déraille...





Grâce à Irène, j'ai eu l'occasion de prendre contact avec l'instrument, et je confirme que certaines touches sont difficiles à jouer, certains accouplements semblent très déconseillés, certains registres ne fonctionnent que partiellement. Le pédalier est aussi décalé par rapports aux claviers. Néanmoins,  pour ce que j'ai réussi à produire comme sons, il m'a paru avoir encore une très belle sonorité et une variété de registres qui doit permettre de faire encore des choses. J'ai donc hâte de pouvoir y faire une séance de travail prochainement pour approfondir ces premiers contacts.


J'ai bien sûr adhéré à l'Association des Amis de l'Orgue du Temple de Montpellier (AOTM) qui oeuvre à la construction d'un nouvel orgue dans ce temple. Le Midi libre a évoqué ce projet pour lequel le chef d'orchestre Jean-Claude Casadesus est président d'honneur du comité de soutien. C'est un projet ambitieux qui va nécessiter une bonne collaboration entre l'AOTM et le conseil presbytéral, et qui dans le meilleur des cas aboutira à partir de 2021 à un nouvel instrument dans le temple. L'exemple d'autres temples de la région,  pourtant moins importants, qui ont pu se doter d'un orgue neuf est encourageant, mais montre que souvent les délais ont été beaucoup plus longs que prévus... Citons par exemple  Le Vigan où l'orgue neuf  a été inauguré en 2002 après avoir été attendu pendant plus d'un siècle...

Heureusement, j'avais prévu un palliatif pour pouvoir jouer de l'orgue chez moi. J'ai en effet commandé un orgue liturgique de salon  Johannus Opus 250. C'est certes un orgue électronique, mais qui reproduit assez bien, grâce à des échantillons audio, le son d'un instrument à tuyaux. Il a 2 claviers et un pédalier, et dispose de 36 jeux. C'est plus qu'il n'y en a même sur les orgues de certaines cathédrales !



Celui que j'ai commandé en décembre chez France Orgue, un revendeur de Toulouse, dirigé par M. Didier Hème, devrait sortir des usines Johannus aux Pays-Bas le 26 février prochain. Il faudra encore une quinzaine de jours pour qu'il soit installé chez moi. Ce ne sera toutefois pas une installation aussi superbe que dans la vidéo ci-dessus; il sera installé dans mon bureau, la place dans le salon étant déjà occupée par un piano à queue.

samedi 6 février 2016

Météo

L'une de nos motivations pour nous installer dans la région de Montpellier a été la météo.

L'auteur de BD Lewis Trondheim par exemple indique dans une interview au journal Le Monde qu'il s'est installé à Montpellier car il y fait 300 jours de soleil par an. Un blogueur parisien qui a passé 10 jours à Montpellier décerne quasiment à Montpellier le titre de "Capitale de la Bonne Humeur", en raison des effets bénéfiques du soleil sur les habitants.


Durant nos 25 ans à Puteaux nous avons d'ailleurs regardé avec envie les cartes de la météo à la télé où toute la France était sous la grisaille sauf les bords de la Méditerranée, et nous espérons bien dorénavant en profiter à notre tour.


Depuis la mi-janvier où nous nous sommes installés, nous avons effectivement goûté un certain nombre de belles journées, avec du soleil et du ciel bleu, mais il faut bien reconnaître que le temps a été beaucoup plus variable que prévu. En gros en ce début d'année 2016 les journées se partagent en 3 catégories à peu près égales:

a) les journées de beau temps: le ciel est bleu, le soleil domine nettement, la température est clémente par rapport à ce qu'on connaît ailleurs un mois de janvier.

b) les journées de grand vent: le ciel est bleu et dégagé de tout nuage,  mais un vent froid et très fort balaie le littoral. C'est la Tramontane. Nous en avons fait l'expérience en allant en vélo à Palavas. A l'aller, le vent dans le dos nous facilitait le déplacement, mais au retour, le vent de face nous empêchait quasiment d'avancer. Il faut en tirer la leçon: plus de vélo les jours de grand vent.



c) les journées de temps gris: le ciel est couvert et de toutes petites averses de pluie - je devrais parler de quelques gouttes - se produisent occasionnellement; un vent moyen en force et en température amène les nuages depuis la mer. Ce sont les fameuses "entrées maritimes" du Golfe du Lion, qui marquent le climat de notre région depuis décembre de l'année dernière.



Il serait prématuré de tirer des conclusions de nos 3 premières semaines de présence à Lattes. Il faut au contraire resituer la météo de 2016 dans les moyennes annuelles. Les normales annuelles de Montpellier caractérisées par Météo-France sur 30 ans sont les suivantes:


On peut comparer ces "normales" à celles de Paris sur le même site:


Ce que j'en retiens est qu'on gagne pratiquement 4°C de température dans les maximales, que le niveau des précipitations est comparable mais qu'à Montpellier celles-ci se concentrent sur 2 fois moins de journées, dénotant alors une intensité forte des pluies. Et si on ne retrouve pas exactement la valeur de 300 jours de soleil par an, on a quand même en moyenne 60% d'heures d'ensoleillement en plus, et surtout 3 fois plus de jours avec un bon ensoleillement.

Sur le site linternaute on peut faire des comparaisons annuelles entre 2 villes pour illustrer cela. Prenons l'année 2014 qui est la dernière complètement référencée par leurs statistiques et les deux villes de Lattes et Puteaux:


On retrouve bien que chaque mois de l'année la température à Lattes est supérieure de quelques degrés, qu'il s'agisse des températures maximales ou minimales.

Ce qui est encore plus spectaculaire est le nombre d'heures d'ensoleillement:


Quelle que soit la saison, il y a nettement plus d'heures de soleil à Lattes. Pour l'ensemble de l'année 2014 il y a eu en moyenne 2.621 h alors qu'à Puteaux il n'y en avait que 1.776, soit un supplément de 45%.

L'année 2014 a cependant été assez exceptionnelle à Lattes en matière de précipitations, car elles ont dépassé celles de Puteaux:


Si on revient à Météo France, et à ses statistiques sur longue période qui donnent le climat normal, on peut comparer mois par mois les précipitations moyennes mensuelles entre Montpellier et Paris:


On voit encore que c'est entre septembre et février que se concentrent le plus de précipitations à Lattes, avec le fameux phénomène des épisodes cévenols, même si les puristes semblent réserver ce terme à ce qui se passe directement dans les Cévennes et leur piémont, et non dans les plaines du Languedoc et parleront alors d'épisodes méditerranéens.

Pour l'instant, depuis notre arrivée à Lattes nous n'avons pas connu de pluies intenses. A peine trois ou quatre jours avec quelques gouttes. Même quand la Météo nationale place l'Hérault en vigilance orange on n'en perçoit guère la trace à Lattes où la proximité de la mer joue sans doute un rôle de modérateur des phénomènes climatiques extrêmes qui affectent surtout les reliefs des Cévennes.

En revanche, nous avons appris à connaître la Tramontane.


C'est un vent violent et froid soufflant du Nord Ouest vers le Sud Est, qui est pour notre région l'équivalent du mistral pour la Côte d'Azur. Certes il chasse les nuages et provoque un beau ciel bleu dégagé, avec une luminosité exceptionnelle. Mais devant sa violence, il faut replier les stores, sécuriser tout ce qui peut s'enlever autour de la maison (comme nos cartons de déménagement qui étaient stockés devant la maison et qui se sont envolés, ou même une palissade qui ferme le local de nos poubelles et que le vent a fait tomber). Et comme dit plus haut, ce n'est pas le moment de faire du vélo!

Nous avons aussi goûté les "Entrées Maritimes" qui sont un peu l'inverse de la Tramontane: c'est le vent qui souffle depuis la mer et apporte de l'humidité qui provoque une couverture nuageuse et un temps maussade.

mercredi 3 février 2016

Autoroute A9


Comme on s'y attendait, même si nous habitons à 6 mn du tram, nous prenons maintenant souvent la voiture, car les distances sont courtes depuis Lattes pour circuler dans tout le Sud de Montpellier, et le stationnement est le plus souvent  facile, pourvu qu'on évite d'aller en voiture dans le centre de Montpellier.

Pour autant, il n'est pas simple de circuler dans un environnement périurbain où les giratoires et les centres commerciaux fleurissent. D'ailleurs ces ronds-points fonctionnent assez mal aux heures de pointe et créent parfois des bouchons qui pourraient sembler minimes comparés aux encombrements de la région parisienne, mais qui dans le contexte méditerranéen sont vécus comme très pénibles. En outre le GPS ne connaît pas toujours ces routes qui ont connu des réaménagements récents.

Pour sortir de Lattes, on a envie d'utiliser l'axe structurant du Sud de Montpellier qu'est l'autoroute A9 d'autant qu'elle est gratuite près de Montpellier, tout en restant concédée à ASF, et fait donc office de contournement sud de la ville. Cette autoroute A9, appelée La Languedocienne,  va d'Orange à l'Espagne (frontière du Perthus) en passant par Nîmes, Montpellier, Béziers, Narbonne, Perpignan. C'est un peu le pendant contemporain de la via domitia que j'ai évoquée dans un article sur Lattara



La partie gratuite est formée de la section comprise entre les échangeurs 28 et 31 inclus. L'échangeur 27 au niveau de Lunel est doté d'un péage. L'échangeur 32 au niveau de Saint Jean de Vedas aussi. La fonction de contournement sud de Montpellier est donc limitée au trafic entre les échangeurs 28 à 31. Cela tombe bien: deux de ces échangeurs, les 30 et 31 desservent directement Lattes. Mais en pratique donc l'autoroute A9 gratuite nous servira surtout à aller à l'Ouest de Montpellier.

La sortie 28, à Vendargues dessert plusieurs communes proches de Montpellier: Vendargues, Baillargues, Saint Aunès. La RD 26 descend aussi vers Mauguio. On peut  aussi sortir là pour rejoindre la N113 vers Nîmes si on veut éviter le péage. Par la RD 65 on peut gagner Le Crès (où il y a un garage Honda) et Castelnau-le-Lez.


La sortie 29,  dite Montpellier Est, dessert le centre commercial régional Odysseum, et en poursuivant on arrive à Port Marianne. En sortant à cet échangeur, on trouve par exemple directement le magasin Ikea. Vers le Sud, la RD 66 mène à l'aéroport de Montpellier, vers Perols et Carnon-Plage. On peut aussi facilement rejoindre les zones commerciales Grand Sud et Fenouillet.

La sortie 30,  dite Montpellier Sud, accède directement par la RD 686 à la route de Palavas, celle qui dessert Lattes par l'Ouest. Quand on vient de Lattes, c'est l'un des échangeurs les plus proches, avec  la sortie 31. Le GPS nous a fait prendre l'A9 à l'échangeur 30 puis sortir à l'échangeur 29 quand nous avons voulu aller de Lattes centre à Ikea. Quand on sort par cet échangeur, on se retrouve à Montpellier "Près d'Arènes", un point focal à retenir si on veut s'orienter dans Montpellier. C'est aussi près de cet échangeur qu'on trouve une zone hôtelière avec beaucoup de marques à bas prix: Ibis Budget, F1, Campanile, Première Classe, ainsi que des restaurants pas chers comme Mc Donald ou Kentucky Fried Chicken.

La sortie 31, dite Montpellier Ouest, est reliée à Lattes par la RD 132. Vers le Sud elle permet d'accéder directement à Maurin, puis en traversant le Lez à Lattes centre. Vers le Nord on arrive à Montpellier Garosud, une grande zone logistique du Sud de Montpellier.




Bon ça c'était la théorie. Mais l'autoroute A9 a de gros problèmes: étant à la fois une autoroute de transit Est-Ouest le long de la Méditerranée, et une autoroute de desserte locale pour l'agglomération de Montpellier, elle est complètement saturée à certains moments de l'année, mais aussi toute l'année aux heures de pointe de la journée: 100.000 véhicules en moyenne par jour, et des pics à 160.000 en été.


C'est la raison pour laquelle un grand chantier de doublement de l'A9 a été engagé par Vinci et crée actuellement des perturbations de circulation importantes dans tout le secteur. Il s'agit de doubler la portion d'autoroute gratuite par une autoroute de transit qui restera payante, et séparée de tout le trafic local. L'actuelle A9 gratuite deviendra  l'A709, un vrai périphérique sud de Montpellier, en principe déchargé du trafic, notamment de poids lourds, qui va d'Espagne vers  la vallée du Rhône ou l'Italie.

Ce chantier, d'ailleurs jumelé avec une ligne nouvelle de TGV, passe au Nord de la commune de Lattes et complique donc nos accès à l'A9. Mais en 2017, quand la nouvelle autoroute sera mise en service, s'il n'y a pas de retard, les choses devraient  s'arranger. D'ici là, il faut s'armer de patience et lire les bulletins édités par Vinci pour connaître les déviations temporaires.

samedi 30 janvier 2016

Piscine

Il me faut apprendre comment gérer une piscine, sujet que je n'avais jusqu'ici jamais étudié.


Ma première préoccupation a été de bien comprendre de quel genre de piscine j'avais hérité en achetant notre villa à Lattes. J'en ai donc d'abord pris les mesures (approximatives), ce qui donne le schéma suivant:



Un petit calcul simple montre que la surface totale du plan d'eau est 4 m x 8 m = 32 m² auquel s'ajoute la descente avec des marches de 3 m x 1,20 m soit 3,60 m². Pour calculer le volume d'eau on prend en compte la profondeur moyenne qui est de 1,5 m pour la partie principale, et de 0,55 m pour la partie en escalier, d'où un volume d'eau de 32 m² x 1,5 m =48 m3 pour la partie principale, et 3,60 m² x 0,55 m = environ 2 m3 pour la partie en escalier.

Ce petit exercice de géométrie et d'arithmétique aboutit donc au résultat principal qui est que notre piscine contient un volume d'eau de 50 m3.


Bien entendu, la grande différence entre une vraie piscine et une piscine gonflable, c'est que cette eau ne se jette pas après usage, mais au contraire elle se conserve et pour cela elle doit être régulièrement filtrée et désinfectée pour éviter toute pollution par des organismes indésirables, notamment des bactéries et des algues. A titre indicatif, la facture d'eau à Lattes montre que le m3 d'eau m'a été facturé en décembre à 3,40 €. S'il fallait donc renouveler toute l'eau de la piscine cela coûterait 170 €. En outre cela engendrerait un certain gaspillage, dans une région qui semble certes bien arrosée en automne, mais qui frise la sécheresse le reste de l'année.

  • Filtration

La seconde étape est donc de comprendre comment marche le système de filtration de l'eau. Dans l'abri à piscine qui figure dans notre jardin on trouve les appareils qui s'en chargent. On remarque d'abord une espèce de grosse bonbonne bleue: c'est le filtre à sable de marque Aqualux. A partir de ses dimensions, j'en déduis que c'est le modèle 104336. C'est un filtre à sable dit "Side" , car les entrées et sorties sont sur le côté et non le dessus comme sur les modèles "Top". Il est indiqué qu'il a un débit de 10 m3 par heure, ce qui est pile conforme aux normes puisqu'il est recommandé d'avoir un débit horaire qui soit au moins 1/5 ème du volume d'eau de la piscine. On peut noter que sa charge filtrante (du sable essentiellement) est de 100 kg, ce qui explique pourquoi cette bonbonne est si lourde.


Grâce à cette identification, j'ai trouvé sa notice sur le site d'Aqualux, ce qui me permet aussi de comprendre comment procéder au lavage et au rinçage du filtre quand la pression dans le filtre a augmenté, ce qui signifie qu'il est encombré de saletés. Il me manque quand même une information, c'est la pression p0 qui est la pression normale. La consigne est de procéder au lavage quand la pressions dépasse p0+0,5 bar. Après un essai de lavage, qui n'était peut-être pas encore nécessaire, je constate que la pression de filtration est maintenant de 2,7 bar. Prenons-la pour l'instant comme pression p0.
Mais un filtre en lui-même ne serait rien s'il n'y avait pas une pompe pour y faire circuler l'eau. Dans le même local piscine, j'ai repéré une pompe de marque Hayward: c'est la SuperPump SP2608XE111, qui a un débit maximal de 12,5 m3/h. Elle est donc parfaitement adaptée au filtre et au volume de la piscine. Là aussi j'ai trouvé sur le site de Hayward une notice. Elle comprend surtout des dizaines d'avertissements sur ce qu'il ne faut pas faire. Le paragraphe consacré à la maintenance est très court:


Clean strainer basket regularly. Do NOT strike basket to clean. Inspect strainer cover gasket regularly and replace as necessary. 
Hayward pumps have self-lubricating motor bearings and shaft seals. No lubrication is necessary.
Keep motor clean. Insure air vents are free from obstruction to avoid damage. Do NOT use water to hose off motor.
Occasionally, shaft seals must be replaced, due to wear or damage. Replace with genuine Hayward seal assembly kit. See “Shaft Seal Change Instructions” in this manual.
J'en déduis qu'il faut surtout vider régulièrement le panier pré-filtre sous la vitre qui effectivement contient parois de petits débris qui flottaient dans l'eau.



Reste une question importante: combien de temps par jour faut-il filtrer l'eau pour la maintenir en bon état? Aqualux donne une réponse dans sa notice:
Nous préconisons :
- Avant et arrière saison mars-octobre : 4 à 6h / jour + 2h la nuit si pas de couverture 
- Pré-saison avril-mai : 6 à 8h / jour + 2h la nuit si pas de couverture 
- Haute saison juin à septembre : 10 à12 h / jour + 2h la nuit si pas de couverture 
Les durées de filtrations doivent être adaptées en fonction des conditions climatiques et de la fréquentation

En pratique, comme il y a un programmateur dans l'abri piscine pour que la filtration s'effectue tous les jours automatiquement, je vais retenir dans cette période d'avant saison de le mettre en route le matin de 7 h 30 à 11 h 30 et la nuit de 21 h 30 à 23 h 30. Il faudra penser à augmenter cela dès les beaux jours, pour arriver finalement à une filtration presque toute la journée en été.

Il existe des sites web consacrés au sujet du temps de filtration de la piscine, par exemple piscine-clic.com. On retiendra qu'ils préconisent en gros de filtrer un nombre d'heures qui est la moitié de la température en degrés Celsius. S'il fait 12°C en ce moment, 6 heures semble bien.


  • Traitement
Outre la filtration, un sujet qui peut vite devenir assez technique est celui du traitement de l'eau. On entre là dans le domaine de la chimie. On trouve de nombreux sites web qui donnent des indications sur ces traitements. L'un des plus complets, mais qui est réservé aux adhérents de la Fédération des Professionnels de la Piscine, est quand même assez lisible ici.


La base du traitement est de désinfecter l'eau pour éviter la prolifération de bactéries et d'algues. Dans notre cas, ce sera au chlore puisque notre prédécesseur utilisait ce traitement. Il m'a d'ailleurs laissé un pot de galets de chlore multifonctions de 250 g. Le mode d'emploi préconise d'utiliser 1 galet pour 25 m3 d'eau à traiter chaque semaine. Il me faudra donc mettre 2 galets chaque semaine dans le skimmer.


Mais ce serait trop simple si on ne faisait que cela. En effet la concentration en  chlore doit être surveillée, et l'action du chlore dépend aussi du pH de l'eau. Tant qu'à faire toute cette chimie modifie aussi l'alcalinité de l'eau. Je me suis donc procuré de petites languettes de test pour mesurer la concentration de chlore, le pH et le TAC (taux d'alcalinité). C'est aussi à faire chaque semaine, et si les mesures montrent que l'état chimique de l'eau sort de l'intervalle normal, il faut le corriger en ajoutant d'autres saloperies, notamment du pH Plus ou du pH Moins, qui comme leur nom l'indiquent corrigent le pH.

Pour l'instant j'ai pu éviter cela, car les mesures sont restées plutôt correctes.

  • Nettoyage

La 3ème opération d'entretien, sans doute la plus naturelle, est de nettoyer la piscine de toutes les feuilles, insectes, ou autres dépôts qui peuvent flotter ou coller aux parois.


Pour cela mon prédécesseur m'a laissé toute une série d'ustensiles, notamment épuisettes et brosses. Passer l'épuisette, notamment sur la surface était une nécessité quotidienne à l'automne où mes arbres et arbustes perdaient force feuilles et même des espèces de pommes de pin que produit le magnolia. C'est heureusement  un moment de détente et non une corvée. Malheureusement l'épuisette a aussi servi depuis notre arrivée à repêcher deux fois des hérissons qui s'étaient noyés.


En hiver cela va beaucoup mieux et je ne ramasse que quelques petits débris par semaine.
Pour faire un vrai nettoyage, ce qui est vraiment pratique, et d'ailleurs assez étonnant à voir fonctionner au début, c'est le robot de piscine. Nous avons hérité d'un modèle  eVac/Pro dont on trouve la notice sur le site de Hayward. Il est entièrement automatique et doté d'un micro-processeur qui calcule comment optimiser le nettoyage en fonction de la taille de la piscine. Il fonctionne selon 2 cycles: soit un cycle complet de 4 h, soit un cycle "Quick Clean" de 90 mn.


La première fois que je l'ai utilisé, j'ai été stupéfié par la quantité de matières qu'il avait trouvé dans une piscine pourtant d'apparence propre et où j'avais retiré tous les éléments visibles avec l'épuisette. Depuis, ce robot est devenu mon ami infatigable, et je prévois de l'utiliser tous les quinze jours au moins en hiver et sans doute beaucoup plus souvent lorsque la météo deviendra plus printanière et qu'on commencera à vouloir se baigner dans la piscine.


L'un des atouts de ce robot est qu'il nettoie aussi la "ligne d'eau", qui est la limite stratégique de la surface de l'eau sur la paroi des piscines, là où commencent souvent à se former des algues ou mousses indésirables. Jusqu'ici je n'ai donc pas encore eu à utiliser la brosse pour cela.

Une petite vidéo explique mieux tout cela que beaucoup de littérature:



Pour finir ce premier tour de piste de mes nouvelles tâches d'entretien de piscine, je citerai ici encore la plaquette de la FFP qui recommande d'acquérir 9 réflexes pour que l'entretien de la piscine reste d'un coût annuel limité (estimé entre 400 et 600 € par an), et pour qu'on n'y passe pas plus de 30 minutes par semaine:

Entretien des piscines : 9 réflexes simples à adopter
En complément des conseils et de l'accompagnement d'un spécialiste des piscines, il existe quelques gestes simples à adopter pour entretenir une piscine qui ne demanderont pas plus de 30 minutes par semaine.

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Surveiller le niveau général du plan d’eau. Un coup d’œil suffit : L'eau doit être au niveau des 2/3 du skimmer.
- Niveau trop bas : Au-dessous de 1/3 inférieur du skimmer, risque de prise d’air et de dommages causés à la pompe.
- Niveau trop haut : au-dessus du 1/3 supérieur du skimmer : il n’y a plus d'écrémage des lames d’eau superficielles, d’où un fonctionnement imparfait.


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S’assurer que le plan d’eau est bien frémissant à la sortie des buses de refoulement.
Signe que la circulation d’eau fonctionne. Pour tout type de filtration, si le flux se ralentit, vérifier l’aspiration de la pompe et le degré d’encrassement du filtre (manomètre).


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Nettoyer la ligne d'eau
à l’aide d’une éponge spéciale, si un dépôt est incrusté, utiliser le produit adapté, anti-calcaire et anti-graisses.
Attention de ne pas frotter un liner avec un produit abrasif, cela le rendrait poreux et encore plus vulnérable par la suite.

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Passer l'épuisette de surface ou l'épuisette de fond
pour retirer les grosses impuretés. L’épuisette est poussée lentement dans un mouvement en « S » de manière régulière en évitant les retours en arrière.

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Passer le balai-aspirateur ou le robot
Passer le balai-aspirateur manuel ou mieux encore laisser travailler le balai-aspirateur automatique.

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Vider les paniers des skimmers
L’écrémage du plan d’eau est réalisé automatiquement par l’écumeur de surface (skimmer) grâce au volet flottant qui favorise le passage des lames d’eau superficielles. Il faut éviter l’encrassement de la paroi du skimmer et l’obstruction du panier de pré-filtration. Pour cela, retirer et vider les paniers du ou des skimmers et les remettre en place (2 mn).

bulle7_70Vérifier l'encrassement du filtre
- pour un filtre à media filtrant (sable, zéolithe ou verre concassé) : lancer un contre-lavage.
- pour un filtre à cartouche : sortir la cartouche et la nettoyer au jet.


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Analyser l'eau
Des systèmes simples et fiables permettent d'analyser l'eau en quelques secondes et donent le niveau de pH et de désinfectants. 
Pour être de bonne qualité, l'eau de piscine doit être : limpide, équilibrée, désinfectée, désinfectante.
Ces caractéristiques indispensables sont obtenues par deux actions complémentaires :
  • Le traitement physique
  • Le traitement chimique, qui permet de corriger certaines caractéristiques de l'eau de remplissage et de la conserver saine et équilibrée par apport de produits correctifs et désinfectants.

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Corriger l'eau si nécessaire
Si nécessaire on peut être amené à corriger l'eau en ajoutant un produit ou en réglant simplement l'électrolyseur. 
La plupart des agents désinfectants chlorés ont une efficacité optimale avec un pH compris entre 7,2 et 7,6, alors que les agents bromés ont,eux, une efficacité optimale avec un pH compris entre 7.6 et 8.
Ne pas descendre au-dessous de 7 pour ne pas entraîner de désordres liés à l’agressivité de l’eau : Muqueuse du corps humain ou pièces métalliques du circuit.
Si besoin, introduire dans l'eau des agents désinfectants et floculants, des produits régulateurs de pH avec la filtration en marche (jamais de produit solide directement en contact avec le revêtement de la piscine) :

A. Désinfectants :
Plusieurs manières de procéder, suivant les produits et les revêtements :
- Dans les skimmers, c’est un procédé courant et sans risque majeur ;
- Dans un doseur semi-automatique.
- Par un appareil de régulation automatique.
- Par un électrolyseur
B. Les floculants et régulateurs de pH :
- Directement dans le bassin (après dissolution dans l'eau) ou,
- Par un appareil de régulation automatique.



J'espère qu'après avoir fait tout cela on pourra au moins en profiter pleinement cet été.